Teatro Colon — Buenos Aires, Argentina
Le 22 juillet 2012,
Vous vous souvenez qu'on devait terminer le hop-on/hop-off aujourd'hui... Ben, il est tombé des cordes toute la nuit, et à 07:00 ce matin, il tonne encore alors c'est sûr qu'on va pas aller faire du p'tit bus de touriste...
Donc, après déjeuner, on décide plutôt d'aller faire un p'tit brin d'épicerie (vous devriez voir combien on est rendus experts !!!) et ensuite on se met en route, direction Teatro Colon.
Construit en 1908, le théâtre Colon est l'un des plus grands opéras du monde. Il faut se rappeler qu'à la fin des années 1800, début des années 1900, Buenos Aires est une ville très très riche (vous le voyez d'ailleurs d'après l'architecture que je vous ai amplement fait voir à travers mes photos...), de dimension encore "humaine" et peuplée d'aristocrates qui tiennent à montrer au monde entier qu'ils n'ont rien à envier à qui que ce soit. C'est donc dans ce contexte qu'a été bâti le théâtre Colon à partir de matériaux exclusivement européens, que ce soit le marbre, les sculptures, les peintures... tout est européen. D'ailleurs quand on visite certaines sections on voit des ressemblances à l'opéra Garnier ou même à la Galerie des glaces de Versailles.
Donc métro jusqu'à la station Tribunales. Une chance qu'on descend rapidement; le métro est bondé... Pierre croit d'ailleurs qu'il s'est fait voler sa caméra mais comme il n'est pas sûr qu'il ne l'a pas oubliée à la maison, on va attendre avant de se désoler... Mais honnêtement, le genre de foule qu'il y a dans le métro est le "set-up" idéal pour tout pickpocket, çà c'est sûr !
Il commençait à peine à brumasser quand on est entrés à Puyrredon, mais à la sortie Tribunales, il tombe des clous donc on se dépêche de se diriger vers ce qu'on croit être l'arrière du théâtre, mais qui, nous le découvrirons lors de la visite guidée, est en fait l'avant du théâtre car il faut se souvenir qu'au moment de sa construction, l'avenue 9 de Julio n'existait pas... Donc l'entrée du théâtre est sur ce qui paraît être aujourd'hui une petite rue si on compare aux grandes avenues qu'on retrouve maintenant dans BA, mais qui était à l'époque une des grandes artères...
Nous nous inscrivons pour la visite guidée de midi qui sera en anglais. Pendant que nous attendons en jasant, une française qui termine aujourd'hui un périple de 2 mois se joint à nous. Elle a fait un peu le même voyage que je veux faire, mais à l'envers et en 2 mois. Est donc allée en Bolivie, au Chili, au Pérou, en Uruguay (en fait à Colonia Del Sacramento que nous voulons faire Pierre et moi cette semaine) et elle termine aujourd'hui 5 jours de visite à Buenos Aires. C'est à la fois intéressant et un peu frustrant de jaser avec elle car comme toute bonne parisienne, il faut qu'elle trouve un petit quelque chose à redire sur tout. Par exemple, à la fin de la présente visite guidée que Pierre et moi avons trouvée des plus intéressantes, ben elle se plaint que 20$ c'est trop cher payé pour ce qu'on a vu, et que le plus intéressant aurait été de voir les ateliers de confection de vêtements, ateliers que l'on n'a pas pu visiter car ils sont présentement en réfection ... Alors c'est sûr que la française va râler parce qu'on ne les voit pas ; on les aurait vus qu'elle aurait sûrement trouvé autre chose sur quoi râler... Que voulez-vous, je pense que c'est un sport national en France le râlage...
Donc, anyway, la visite est très intéressante, la guide est très connaissante, elle a un bon sens de l'humour et on voit qu'elle aime ce qu'elle fait et qu'elle est fière de leur opéra. Et elle a tout lieu de l'être, car c'est tout simplement magnifique. Je vous ai pris plein de photos, je les mets ici et sur Flickr mais malheureusement elles ne sont pas très bonnes car bien sûr la photo avec flash est interdite et comme c'est immense et illuminé de partout, mais avec plein de lustres, çà donne une atmosphère très "chaleureuse" mais des photos horribles. Mais bon, çà vous donne une idée.
La visite dure 50 minutes. A la fin, il pleut toujours alors moi me promener à la pluie battante quand j'ai pas vraiment besoin de le faire, çà me tente pas donc je reviens à la casa. Pierre cherche un livre qu'il n'a pas encore réussi à trouver, alors il décide de rester pour magasiner.
Je ne vois pas la caméra de Pierre sur la table du salon en arrivant à l'appartement, alors j'espère qu'il l'avait laissée dans sa chambre, sinon effectivement il se l'est fait voler. Je vous en donne des nouvelles à ma prochaine entrée...
C xx